Ateliers d’écriture

28 août 2010 | Résidence d'écrivain

Olivier Keriven guidera vos envies d’écriture en vue de mettre en page vos textes en un « beau livre » exposé à la bibliothèque en fin d’année avec pour mot-phare : « Lettre ouverte à ma bibliothèque » !

Photos du vernissage de l’exposition Jürgen Schadeberg

10 août 2010 | Afrique du Sud

La bibliothèque en vidéo

5 août 2010 | 20 ans, Souvenir, souvenir

Concert d’Eddy la Gooyatsh

4 août 2010 | CD d'Eddy

Le 25 septembre à 18h

Entrée libre sur réservation au 01 47 18 58 90

Elu par le public des Francofolies découverte 2006, finaliste du tremplin Chorus des Hauts de Seine et vainqueur du festival Génération Réservoir en 2007, ce fan des Beatles et de JP Nataf, cisèle des chansons pleines d’humour aux mélodies entêtantes.

Il nous a offert la possibilité de le suivre dans les différentes étapes de la réalisation de son prochain album : écriture des textes, des musiques, travail sur l’enregistrement, rencontre avec ses différents partenaires (tourneur, éditeur, producteur)…. Retrouvez le suivi de cette création réalisée par les élèves de première année de  CAP mode de Camille Claudel sur ce blog, rubrique  Artistes associés (CD d’Eddy)

 http://www.myspace.com/eddylagooyatsh

Vous aimez, vous en parlez

30 juillet 2010 | 20 ans, 20 livres, 20 films

Depuis 20 ans les bibliothécaires ont déniché des trésors de dans les livres, les CD, les films.

Ajoutez vos titres à leur palmarès. Partageons nos trésors dans les rubriques :

20 ans, 20 livres

20 ans, 20 films

20 ans, 20 disques

Quelques photos du concert de Sam Tshabalala

13 juillet 2010 | Afrique du Sud

Entretien réalisé par les élèves du CAP mode de Camille Claudel avec l’éditeur/producteur et le manager d’Eddy la Gooyatsh

12 juillet 2010 | CD d'Eddy

 Le 12 mai 2010, les élèves du CAP mode de Camille Claudel se sont rendus dans les locaux du label Modjo situés dans le 13ème arrondissement de Paris. Ils ont pu rencontrer une seconde fois Eddy la Gooyatsh et interviewer Cyril Dohar, producteur et éditeur d’Eddy, et Fanny Marconnet, manager d’Eddy. Retranscription intégrale des entretiens.

Questions à Cyril Dohar, producteur et éditeur :

Quel rôle jouez-vous dans le monde de la musique ?

Je suis éditeur et producteur. Ce sont deux métiers différents mais qui fonctionnent sur le même projet.

Le producteur est celui qui va financer l’enregistrement d’un disque, ce qui comprend le studio d’enregistrement, les musiciens, la fabrication du disque…

L’éditeur a un rôle plus juridique puisque c’est la défense des droits d’auteur. Quand une chanson a été composée par un créateur, il y a un statut juridique complexe qui entoure la création d’une œuvre. La radio qui diffuse la chanson doit payer pour ce droit, et elle donne cet argent à la SACEM qui reversera au créateur.

Par exemple, Eddy la Gooyatsh. Il est créateur donc je m’occupe de la protection de ses œuvres en tant qu’éditeur ; et il est aussi artiste interprète puisqu’il joue sur scène, il chante… Et en tant que producteur je m’occupe de lui. Les chanteurs d’aujourd’hui sont souvent auteur-compositeur et interprète en même temps, ce qui était moins le cas il y a quelques années.

Questions sur le métier d’éditeur

Pourquoi et comment avez-vous choisi ce métier ?

J’ai choisi ce métier par passion : j’adore la musique et quand j’ai découvert les métiers qui étaient autour de la musique, je me suis dit « c’est pour moi ». J’ai fait du droit après le bac pour défendre les droits d’auteur. Ce n’est pas un métier de cadre ou d’administration, il ne faut pas compter ses heures.

 Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ?

J’exerce ce métier depuis 15 ans. J’ai commencé en faisant des stages, il n’y a pas d’école pour ce métier. J’ai été en contact avec d’autres éditeurs.

 Aimez-vous votre métier ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ?

Avantages : c’est toujours une aventure humaine quand on rencontre un artiste, et quand on prend part à la création d’un disque.

Inconvénients : nous sommes dans une période difficile au niveau de la vente du disque et du téléchargement illégal. Nous devons faire face à de nombreuses difficultés.

 Ce métier est-il bien rémunéré ?

Je gagne correctement ma vie.

 Ce métier vous laisse-t-il du temps libre ?

Oui, mais je suis dans une situation particulière : je suis le patron, j’organise mon temps comme je veux. J’ai une vie de famille, je suis marié, j’ai des enfants (des filles de votre âge).

Question sur le métier de producteur

Ce métier de producteur est-il un métier difficile ? Pourquoi ?

Oui car c’est un métier à risque, vous avancez de l’argent en espérant le récupérer et en gagner. Ce qui fait que l’on a toujours un peu peur : « vais-je vendre suffisamment de disques… ? » . Les recettes de vente sont avant tout basées sur le projet de disque.

 Produisez-vous un ou plusieurs artistes à la fois ?

Plusieurs artistes à la fois. Je dirige une petite structure, qui s’occupe de trois à cinq projets par an. Une grosse maison de disques peut passer dix projets par an au minimum. Je suis un petit entrepreneur.

 Quels sont vos critères de sélection des artistes qui selon vous rapporteront des bénéfices ?

Mes oreilles (rires). Il faut que ça me plaise.

 Comment choisissez-vous vos artistes ? On vous envoie un disque, vous les découvrez en concert, … ?

Oui, je reçois des albums démo, je vais dans des concerts… et souvent le fait d’en avoir entendu parler, avoir vu des sites myspace ou autre, vous permet de rencontrer des artistes ou de découvrir leur œuvre…  Eddy est le seul artiste que j’ai signé suite à la réception d’une maquette.

 Quel genre musical préférez-vous produire ?

Chanson française, rock, world music, jazz… un peu de tout en fait. J’ai des goûts assez éclectiques.

 Quelle somme minimum investissez-vous sur un artiste ?

Dans l’investissement, il faut bien distinguer deux choses : les frais de production proprement dits (frais de studio, d’engagement de musiciens, fabrication du disque et des jaquettes…). Puis vient la phase de la publicité pour faire connaître l’artiste et son œuvre. On entre alors dans le marketing, qui est un processus commercial.

Pour produire correctement un disque, il faut 10 000 à 30 000 euros. Et la phase de marketing ne se fait pas avec moins de 5000 euros. Certaines majors (très grandes entreprises de production) vont jusqu’à plusieurs millions de dollars d’investissement pour le marketing.

En France cependant, nous bénéficions d’une exception culturelle : il y a des aides fournies par l’Etat, qui sont attribuées selon des mécanismes complexes, mais qui permettent de favoriser le financement d’un artiste.

Questions à Fanny Marconnet, manager d’Eddy et tourneur

En quoi consiste votre métier de manager ?

Mon rôle est de faire le lien entre les différents acteurs autour de l’artiste : tourneur éditeur, etc. J’évite qu’Eddy soit obligé de tout faire. Je centralise les informations, les choses à faire.

Je pousse également l’artiste à aller plus loin, c’est une autre partie du métier. Certains managers ont un carnet d’adresse pour faire rencontrer des gens à l’artiste, des musiciens…

 Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

A un moment donné, on croise un artiste et on l’aide, on essaie de faire les choses et on se rend compte que c’est un métier. On a envie de les aider et de les faire avancer donc on continue.

 Depuis combien de temps ?

Trois ans !

 Quel est l’avantage de ce métier ? L’inconvénient ?

J’aime ça. Il y a du contact humain, on rencontre des gens. C’est toujours loin d’une routine de bureau.

Mais nous n’avons pas d’ horaires, donc on fait ce qu’on veut mais on n’a pas vraiment de week-end ni de vacances. Surtout en tant que tourneur, je passe mon temps au téléphone, à consulter ou écrire des mails, c’est vraiment le côté pénible. Il faut être tout le temps disponible et ça n’est pas facile de s’organiser pour se préserver une part de vie privée.

 Quelle rémunération percevez-vous ?

Une rémunération plutôt faible. Je gagne ma vie en faisant plusieurs choses. Mais certains managers travaillent pour un grand artiste et peuvent gagner énormément.

 Ce métier vous laisse-t-il du temps libre ?

Oui, mais je ne suis jamais complètement en vacances. Je finis toujours par consulter mes mails, mon portable… On travaille un peu tout le temps.

En quoi consiste le métier de tourneur ?

C’est à proprement parler l’organisation des concerts. Trouver des endroits, des organisateurs locaux dans des villes en France ou à l’étranger. Le tourneur cherche des concerts.

Combien de temps pour préparer une tournée ?

Généralement, trois mois avant la sortie de l’album. Les organisateurs ont besoin de temps pour organiser la promotion du concert. Il faut mettre des affiches, organiser la publicité, distribuer des flyers ou même organiser des pubs télé ou radio. Parfois, il faut s’y prendre un an en avance. C’est le cas des grandes salles qui éditent leur programme à l’année.

Et quand l’artiste joue en première partie, les organisateurs attendent de savoir qui sera en concert en tête d’affiche avant de chercher quelqu’un pour la première partie.

Comment gérez-vous les concerts ?

Je commence par envoyer des albums promo aux programmateurs. Ensuite, je les appelle plusieurs fois jusqu’à pouvoir les joindre. Après, il faut les convaincre d’écouter, car ils reçoivent des tonnes de disques de promo chaque année. Et s’ils aiment, il faut trouver un moment qui convienne dans la programmation de l’organisateur et de l’artiste. On trouve une date et ensuite on établit des contrats et on envoie des affiches, pour que la personne sur place puisse faire de la publicité. A la fin du concert, on lui présente une facture et l’organisateur paye.

Comment vous organisez-vous pour trouver des chambres d’hôtel ?

C’est l’organisateur qui s’occupe de réserver les chambres dans les hôtels de la ville. En général les programmateurs ont des accords avec les hôtels de la ville, ce qui leur permet de payer moins cher.

 Comment organisez-vous les tournées ?

On monte un planning pour s’organiser et faire en sorte que l’artiste joue le plus souvent possible, mais qu’il ne joue pas un jour à Lille et le suivant à Marseille, ce qui n’est pas très pratique. Il faut anticiper et grouper les concerts par région. C’est plus simple comme ça.

 Combien touche un tourneur ?

Il est employé, donc il détermine avec l’employeur son salaire comme un employé classique. Cela peut donc aller du SMIC à de fortes sommes. Mais si le tourneur gère sa propre entreprise, son salaire dépendra alors de ses bénéfices. S’il a des gros bénéfices, son salaire augmentera d’autant.

 Et la vie de famille ?

Oui j’ai une fille donc j’essaie de m’organiser pour travailler quand elle est à la crèche dans la journée, ou quand elle dort le soir.

 Est-ce que vous assistez aux interviews de l’artiste ? Si oui, participez-vous ?

Ça arrive mais je ne participe jamais, ce n’est pas mon rôle. Je trouve la date, l’horaire, on fixe les conditions mais mon travail est seulement de faire le lien, pas de répondre aux questions qui sont destinées à l’artiste.

 Vous arrive-t-il de refuser des interviews ? Pourquoi ?

Ça ne m’est jamais arrivé car c’est toujours bien d’avoir de la publicité pour un artiste. Maintenant, je me réserve le droit de refuser une interview si elle n’a rien à voir avec le métier.

 Travaillez-vous avec plusieurs artistes en même temps ?

En tant que manager, je ne travaille qu’avec Eddy. Si je trouve un artiste avec qui m’entendre, je proposerai probablement mes services.

En tant que tourneur, je travaille avec beaucoup d’artistes en fait, il faut qu’il y ait plusieurs artistes pour que l’organisation de tours fonctionne. S’il n’y en a qu’un c’est difficile, donc je travaille avec beaucoup d’artistes.

Afrique du Sud, années 50 par Jürgen Schadeberg

21 juin 2010 | Afrique du Sud

Exposition de photographies du 24 juin au 28 août

Vernissage : Samedi 26 juin, à 17 h, en présence de M. et Mme Schadeberg, ainsi que Jacqueline Derens, de l’association RENAPAS

Né en 1931, Jürgen Schadeberg a seulement 12 ans lorsqu’il prend ses premiers clichés à Berlin. En 1950, le jeune allemand quitte son pays pour le Cap en Afrique du Sud, où il retrouve malheureusement le même climat d’intolérance et de racisme. Il devient alors directeur artistique du magazine DRUM, magazine multiracial, qui défend l’égalité des droits et le mélange des cultures, se positionnant ainsi contre l’apartheid, ce qui reste une initiative audacieuse pour cette époque. On y parle de jazz, de danse, des gangsters… Mais son travail lui vaut injures et arrestations et le magazine est interdit.

Il deviendra « le » photographe de l’histoire de l’Afrique du Sud. Sa passion pour le Jazz le pousse à immortaliser des musiciens, chanteurs et danseurs de l’époque, comme Hugh Masekela, Miriam Makeba…. Cela l’entraîne naturellement à photographier la vie à Sophiatown, quartier pauvre et bohème de Johannesburg, symbole de la culture noire, qui sera détruit en 1963 ; mais aussi des leaders de la lutte anti-apartheid, dont Nelson Mandela qu’il suivra de près avant son emprisonnement alors qu’il était encore avocat et qu’il retrouvera à sa sortie de prison en 1990 : c’est lui qui prendra, en 1994, cette photo célèbre de Nelson Mandela, dans sa cellule de Robben Island, où il venait de passer 27 ans de sa vie.

Photos de la seconde rencontre avec Eddy la Gooyatsh

7 juin 2010 | CD d'Eddy

Le 12 mai dernier, les élèves du CAP mode de Camille Claudel se sont rendus dans les locaux du label Modjo situés dans le 13ème arrondissement de Paris. Ils ont pu rencontrer une seconde fois Eddy la Gooyatsh, mais aussi questionner Cyril Dohar, producteur et éditeur d’Eddy, et Fanny Marconnet, manager d’Eddy, sur leurs métiers. Bientôt la retranscription de ces entretiens, en attendant, quelques photos…

1990-2010 La Bibliothèque Nelson Mandela a 20 ans

2 mai 2010 | Souvenir, souvenir

En 1990 la Bibliothèque Nelson Mandela ouvrait ses portes, début d’un voyage, impulsé par une volonté municipale forte et qui la porte encore aujourd’hui, de partager avec les vitriots les richesses qu’elle détient.

Durant ces 20 années , la bibliothèque a évolué, s ‘est transformée, s’est modernisée.
Et au cours de ces années combien de visages , de rencontres, d’évènements ont jalonné sa jeune histoire.

Nous vous invitons à transmettre, à partager et à poursuivre cette aventure individuelle et collective avec l’équipe de la Bibliothèque, sur ce blog.

Laissez-vous donc surprendre par ce programme anniversaire, vous voyagerez durant les 6 prochains mois au fil des Ecritures, avec nos partenaires et les artistes invités.